Historique

 

L'Institution Sainte - Geneviève existait déjà en 1859. Un pensionnat occupait le pavillon administratif actuel dont la construction sur l'Ancien Chemin de Paris est antérieure à la Révolution.
En Janvier 1867, les Religieuses de St Régis prennent possession du Pensionnat qui abritait 11 interneset 20 externes. Très vite le nombre d'élèves augmente mais les obus de la Guerre de 1870 et la Commune font subir à la Maison beaucoup de dégâts.
La paix revenue, le nombre des élèves croît encore et en 1890 est décidée la construction du “Bâtiment de la Chapelle” avec huit classes au rez-de-chaussée. Les fêtes religieuses et profanes,
les distributions de prix, en cette fin de siècle, sont célébrées avec solennité; l'avenir estprometteur.
Mais en 1903, la loi sur la liberté des Associations est votée; les Soeurs reçoivent “l'ordre de quitter les lieux”.

Elles reviennent heureusement en 1909 et reprennent l'oeuvre commencée.
La guerre de 1914 trouve le Pensionnat en plein essor : un nouveau dortoir avait été construit avant la rentrée, il abritera les soldats blessés. Les bombardements n'atteignent pas la Maison elle-même et après l'armistice, les internes reviennent nombreuses.
En 1923, c'est le début de l'enseignement secondaire et la construction du bâtiment dit “de la grande salle”.
A cette époque, les Religieuses sont une trentaine et les 250 élèves vivent à l' étroit.
En 1930 -1931 s'élève le bâtiment de 3 étages permettant l'accueil de 500 élèves .
En 1939, une fois de plus la guerre et son cortège de vicissitudes jettent le désarroi...
Mais l' Institution rouvre ses portes en octobre 1940. Pendant les années de guerre, le travail scolaire se poursuit, coupé à partir de 1943 de fréquentes alertes. Le 15 Septembre 1943, une bombe détruit la petite chapelle du parc, brise vitres et vitraux.
A la libération, les obus frappent le portail d'entrée et le pavillon.
Enfin, c'est la paix à Sainte Geneviève. On panse les blessures. Les années s'écoulent heureuses et l'école se développe encore.

En 1967, Mère Marie St Denis fait construire le gymnase, surélever les bâtiments et prépare le Centenaire.
Le Centenaire! Souvenir inoubliable pour les 1200 élèves qui l'ont vécu dans la joie de la fête profane et de la fête religieuse, célébrée, celle-ci, au Sacré-Coeur de Montmartre.
En mai 68, Mère Marie St Paul, à la tête de l'établissement, poursuit l'oeuvre avec les religieuses
et des laïcs de plus en plus nombreux.
En 1972, on construit le bâtiment de 4 étages le long de l'avenue de la Marne.
L'Institution garde son renom de Maison où l'on travaille et chaque rentrée voit les élèves affluer :
ils sont 1400 en 1985, date à laquelle Mère Marie St Paul cède la Direction à des laïcs qui poursuivent la tâche dans la continuité.